| 4 mars 2003 | retour/suite | ||
| ce qui se dit avec force et fracas et ce qui se dit presque en chuchotant, de l'intime trace laissée par chaque jour qui passe. inventer une écriture qui dira au plus près cette mouvance incertaine, et solide pourtant, bien plus solide qu'il n'y paraît. un langage des moments d'attente surtout, des entre-les-choses entrelaçés, moments d'imprégnation lente, de recommencement. une sorte de pont vers les rives intérieures. multiples, changeantes, fermes aussi, constructibles. | |||
| aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
il n'y a pas toujours de pont entre deux rives
peut-être parfois faut-il très longtemps regarder l'eau couler entre elles avant de commencer à songer qu'un pont peut les relier?
mettre ensemble des éléments de mémoire. mettre ensemble des éléments d'histoire, personnelle, universelle
--------------------------------------------cette suite pour post-it, qui réunit, comme des rappels à soi, quelques images et quelques traces volontaires de thé, suspendue ce jour-là à des liens et à des lianes; océanie, liens mêlés, troncs communs, espaces entre nous laissés ouverts pour une parole à venir, qui rassemble mieux; temps suspendus, plus près du mouvant en nous, des allers et des retours, de vous à nous, de nous à vous. doucement me rappeler à moi-même que ce qui est en moi est plus subtil, plus fragile et plus solide aussi que la parole extérieure qui est dite sur moi un autre jour, ailleurs, les cables, les gros et nécessaires cables de la communication d'urgence, omniprésents - la parole qui masque la parole - et puis derrière, au loin, la maison de Marguerite Duras | ![]() | aaaaaaaaaaa | ![]() |
| Nathalie Darricau - train de post-it - élément d'installation - Parc Fayard, Dumbéa 2002. | un pont sur le mékong,, Sadec, Vietnam. en arrière plan, la maison de Marguerite Duras. |